mémoire du vécu du confinement
dans notre Communauté de paroisses

Sainte Sérène du Billeron
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Jean-Louis Barthelmé s'adresse aux paroisssiens du Billeron

 

La fête de l'Ascension constitue une étape essentielle dans notre cheminement de foi durant ce temps pascal qui s'achève à la Pentecôte. Pourquoi?

Dans le livre des Actes des Apôtres, saint Luc rapporte que Jésus s'est présenté en "chair et en os" à ses disciples après sa Passion : "il leur en a donné bien des preuves, puisque pendant 40 jours, il leur est apparu et leur a parlé du Royaume de Dieu" (Actes 1, 1-11).

L'Ascension désigne la montée de Jésus au ciel. Elle signe la fin de sa présence humaine sur Terre et la fin de ses apparitions de ressuscité à ses apôtres, selon ce qu'ils en témoignent.

Jésus ne les abandonne pas pour autant. Il leur donne l'Esprit Saint qu'ils recevront à la Pentecôte pour les accompagner dans leur mission. Mission que St Matthieu décrit dans son évangile : "Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Matthieu, 28, 16-20). Par cette parole, nous croyons que Jésus est depuis lors présent à tout instant et en tout lieu, là où l'évangile est proclamé, là où sa parole est enseignée, là où les sacrements sont célébrés, là où deux ou trois sont réunis en son nom. Partout où des êtres humains mettent en œuvre cette audace missionnaire de vivre selon l'Esprit de l’Évangile que le Christ a incarné et qu'il nous a donné.

Saint Léon le Grand l'exprime ainsi, dans son sermon pour l'Ascension : "Ce qui était visible chez notre Rédempteur est passé dans les mystères sacramentels. Et pour rendre la foi plus pure et plus ferme, la vue a été remplacée par l'enseignement...".

La fête de l'Ascension nous indique de façon très lumineuse le sens de la vie, c’est-à-dire sa direction et sa signification. Où va la vie, où mène cette existence et quel en est la signification? Saint Augustin, dans son sermon pour l'Ascension, répond à ces questions en citant l'apôtre Paul, pour qui "le but de notre vie est en haut, et non pas sur la terre".
Et saint Augustin d'ajouter : "de même que Jésus est monté au ciel, mais sans s'éloigner de nous, de même sommes-nous déjà là-haut avec lui, et pourtant ce qu'il nous a promis ne s'est pas encore réalisé dans notre corps. Lui a déjà été élevé au-dessus des cieux. Cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres. Il a rendu témoignage à cette vérité lorsqu'il a crié du haut du ciel : Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? Et il avait dit aussi : "J'avais faim, et vous m'avez donné à manger. Pourquoi ne travaillons-nous pas, nous aussi, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l'espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à Lui, nous reposerions déjà maintenant avec lui, dans le ciel ? Lui, alors qu'il est déjà là-bas, est aussi avec nous ; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec Lui…".

Puissent ces paroles de Saint Augustin nous inspirer à chaque instant les gestes et paroles qui conviennent pour faire advenir le règne de justice, d'amour, de paix et de joie, partout où nous sommes, où nous vivons et où nous travaillons !

À toutes et à tous, je souhaite une très belle fête de l'Ascension, dans le prolongement du Temps de Pâques, en attendant la grande fête de la Pentecôte.

Jean-Louis Barthelmé.

 

Et demain?
Cinquième dimanche de Pâques

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 10/05/2020

Comment Jésus aurait-il vécu cette période de confinement s'il s'était trouvé être en "chair et en os" avec nous?
Question pertinente que je reformule ainsi : en tant que chrétiens, apôtres et disciples de Jésus-Christ, comment avons-nous traversé ce temps du confinement?
Quelles initiatives y avons-nous prises, au nom de notre humanité ainsi qu'au nom de notre foi chrétienne dont le pilier central est l'amour du prochain?
En quoi ce contexte de confinement strict et obligatoire nous a-t-il concrètement interpellés sur notre manière d'être et d'agir en Église?

Et pour les semaines et mois à venir : comment allons-nous procéder avec la communauté humaine, quelles adaptations mettrons-nous en place pour célébrer et approfondir notre foi, enrichie de ce long "carême" du confinement?

Chers lecteurs du Billeron, je vous propose ce questionnement personnel comme une grille de relecture de ce que vous avez fait du confinement et comme piste de travail en vue d'un déconfinement progressif en Communauté de Paroisses. À la lumière de l'Évangile, cela nous fera du bien de réaliser chacun pour soi-même et en équipe un discernement, une relecture spirituelle de cette longue période de confinement pour en tirer les conséquences et les enseignements que l'Esprit-Saint nous inspirera, à la veille de la grande fête de Pentecôte.

Dans son livre de l'Apocalypse (ici dans le sens de "la révélation"), Saint Jean reçoit en vision à plusieurs reprises cette parole : "Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises..." Cette parole est probablement valable pour nous aujourd'hui. Elle nous interpelle et nous interroge sur l'avenir de notre foi chrétienne dans une conjoncture où nous allons vivre de plein fouet les dommages collatéraux liés à cette pandémie : au plan humain, sociétal, économique, politique, spirituel et autres...

Tout au long de son histoire, l’Église a connu de nombreuses Pentecôtes. Elle les a vécues comme un réveil spirituel pour aborder l'avenir avec sagesse et sérénité. En somme, dans une pleine confiance à la Providence divine! Gageons que cette Pentecôte 2020 qui approche sera pour chacune, chacun d'entre nous l'occasion de nous laisser renouveler en profondeur. À l'image du bon samaritain de l'Évangile, nous nous efforcerons à bien veiller à ce que personne ne reste au bord du chemin, abandonné de nous.

Comme Thomas et Philippe dans l'évangile de ce 5° dimanche de Pâques, nous aimerions connaître la voie à suivre pour les temps à venir. Et voir dès à présent, le vrai visage de Dieu le Père ! La réponse de Jésus est sans équivoque : "Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu". Cette parole de Jésus nous invite à ne pas chercher ailleurs qu'en Lui, notre raison d'être, de vivre, de croire et d'espérer ! Et à la fin de cet Évangile, Jésus ajoute : "Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père".

Comment ne pas nous sentir pleinement encouragés avec de telles paroles pour la suite des événements. Puissent la présence et l'accompagnement de l'Esprit du Ressuscité nous aider à progresser dans la vie et la foi dans les jours, les semaines, les mois et les années à venir.
Bon courage à toutes et à tous et surtout, continuez de bien prendre soin de vous et des autres.
Avec toute mon amitié et union de prière.

Jean-Louis Barthelmé (10 mai 2020)

 

Appelé(e)s à quoi ?
Quatrième dimanche de Pâques

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 03/05/2020

Le 4ème dimanche de Pâques est depuis 1971 la journée mondiale de prière pour les vocations. Nous prions pour toutes celles et ceux qui se laissent conduire par le Christ Bon Pasteur, l'unique porte de salut comme l'évangile de ce jour nous le suggère.

Dans son message pour cette journée, le pape François écrit ceci

"Naviguer vers le juste cap n’est pas une tâche qui relève de nos seuls efforts, et ne dépend pas seulement des parcours que nous choisissons de faire. La réalisation de nous-mêmes et de nos projets de vie n’est pas le résultat mathématique de ce que nous décidons dans un « moi » isolé. Au contraire, elle est avant tout la réponse à un appel qui vient d’en-haut. C’est le Seigneur qui nous indique le rivage vers lequel aller et qui, bien avant, nous donne le courage de monter sur la barque. Alors qu’il nous appelle, c’est lui qui se fait aussi notre timonier pour nous accompagner, nous montrer la direction, nous empêcher de nous échouer dans les écueils de l’indécision et nous rendre même capables de marcher sur les eaux agitées.
Toute vocation naît de ce regard aimant par lequel le Seigneur est venu à notre rencontre, peut-être alors même que notre barque était en proie à la tempête.« Plus qu’un choix de notre part, la vocation est la réponse à un appel gratuit du Seigneur » (Lettre aux prêtres, 4 août 2019).

C’est pourquoi, nous réussirons à la découvrir et à l’embrasser, quand notre cœur s’ouvrira à la gratitude et saura saisir le passage de Dieu dans notre vie. Quand les disciples voient Jésus s’approcher en marchant sur les eaux, ils pensent d’abord qu’il s’agit d’un fantôme et ils ont peur. Mais aussitôt Jésus les rassure par une parole qui doit toujours accompagner notre vie et notre chemin vocationnel : « Courage, c’est moi, n’ayez pas peur !"

On parle de vocation quand une personne a l'intime conviction que Dieu l'appelle personnellement. Appelé à quoi ? À agir selon le commandement de Jésus, c’est-à-dire à incarner dans son quotidien l'amour inconditionnel du prochain. Et ce dans toutes les situations. Et de là témoigner l'amour de Dieu pour sa création.

Être chrétien ne nous empêche pas de croire parfois qu'il est possible de trouver en dehors de Dieu notre chemin, notre bonheur. Mais c'est une illusion. Jésus l'a exprimé ainsi "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Dans l'évangile du Bon Pasteur de ce jour, il ajoute : "...Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; … Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie en abondance".

Notre vocation est de trouver en Dieu, par le Christ Jésus, dans l'Esprit-Saint, ce qui fonde l'essence de nos vies. Pour répondre à l'appel de Dieu, il "suffit" de se laisser guider par la parole de Jésus, et chercher l'accomplissement personnel dans le don altruiste de soi. Et le faire pour de bon, en apprenant de nos erreurs.

Depuis le début de la pandémie, nul besoin d'aller chercher loin les exemples : tant de personnes se donnent généreusement aux autres ! Gageons même que certaines ont trouvé leur vocation au cours de cette pandémie. Quel que soit l'engagement des uns et des autres, gardons bien à l'esprit de laisser toute sa place à Dieu dans nos vies, afin qu'il puisse nous guider dans notre vocation, dans nos choix et nos cheminements personnels. Prions les uns pour les autres afin que tous répondent généreusement à l'appel du Seigneur.

Que toutes celles et ceux qui ne comptent ni leur temps ni leur argent, ni leur énergie ni leur santé pour se mettre au service des autres ressentent notre reconnaissance. Que leur exemple nous serve de modèle. Prions pour que le déconfinement progressif se déroule dans les meilleures conditions. En particulier, soyons nous-mêmes exemplaires dans le respect des règles du déconfinement.

Continuez de bien prendre soin de vous et des autres. Au plaisir de se revoir bientôt, j'espère.

Jean-Louis Barthelmé (03 mai 2020)

Faire route ensemble
Troisième dimanche de Pâques

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 26/04/2020

Quand tous ces événements seront passés, je veux dire : le confinement, la pandémie et surtout, la fin de tous ces décès, comment réagirons-nous ? De quoi parlerons-nous ? De tout ce qui s'est passé durant toute cette période trouble ? Ou aborderons-nous l'avenir comme si la pandémie n'avait été qu'une parenthèse dans notre cheminement personnel et communautaire ? La question nous est posée, à chacune et chacun, avant même la fin du confinement et la reprise progressive de nos activités.

Un épisode très particulier de la vie de Jésus, évoqué dans l'évangile de Luc, en ce troisième dimanche de Pâques, pourrait nous aider à réfléchir sur la manière dont nous pourrions vivre ce déconfinement progressif, sans retomber dans la routine du quotidien d'avant la pandémie. Comment nous laisser instruire par les événements marquants que nous aurons vécus ces derniers mois ? Comme les disciples d'Emmaüs, laissons-nous rejoindre par le Christ Jésus, ressuscité d'entre les morts et vivant pour toujours.

 

Le contexte de ce récit des disciples d'Emmaüs nous est décrit par l'évangéliste Saint Luc. Il situe l'événement 3 jours après la mort violente par crucifixion de Jésus. Il est précisé que c'était le premier jour de la semaine. Les deux disciples, dont un s'appelait Cléophas, «faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s'était passé».

Ils sont comme enfermés dans la nostalgie du passé avant la mort de Jésus et aveuglés par la mort violente infligée à leur maître et ami trois jours auparavant.
Qui d'entre nous ne serait pas troublé devant de tels événements marquants ? Combien de nos contemporains sont encore sous le choc d'avoir perdu un être cher, si rapidement, si brutalement, dans les conditions sanitaires que nous connaissons ?

Les disciples d'Emmaüs se sentaient vraisemblablement abandonnés de Dieu ! Tout comme cela peut arriver à certains qui sont dans le deuil actuellement. Et pourtant, c'est au cœur de nos détresses, de nos nostalgies, de nos doutes, de nos incompréhensions, nos révoltes et désespoirs, que le Ressuscité vient discrètement nous rejoindre, marcher avec nous, écouter et entendre nos récits de vie pour les transformer en acte de foi, de confiance totale en l'avenir, à la vie et au bonheur éternels.

Les disciples d'Emmaüs ne reconnaissent pas Jésus qui vient faire route avec eux ! « De quoi discutiez-vous en chemin », leur demande Jésus ? St Luc nous présente un Jésus « super pédagogue » pour aider les disciples d'Emmaüs à faire leur deuil. Et à ouvrir leurs yeux - et surtout leur cœur - à l'intelligence des Écritures ! Comment Jésus s'y prend-il ? Il rejoint les disciples en marche et les fait parler de leurs préoccupations actuelles. Son souci est de les aider à se libérer d'abord de tous ces terribles événements récents qui encombrent encore leurs yeux, leurs cœurs, leurs intelligences et toutes leurs vies. À la lumière des Écritures, il leur propose une autre marche, une démarche intérieure pour mieux comprendre les événements, éclairés par la parole de Dieu. «Notre cœur, n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures» ? Et voilà la réaction des disciples d'Emmaüs, quand Jésus disparut à leurs regards après la bénédiction et le partage du pain rompu !

À notre tour, rappelons-nous de nous laisser libérer progressivement de tous les mauvais souvenirs liés à cette pandémie, en confiant dans la prière au Seigneur ressuscité tous nos états d'âme afin qu'il ouvre nos yeux, nos cœurs et nos intelligences à sa Parole de Vie, comme Il l'a fait pour les disciples d'Emmaüs. Que le déconfinement progressif soit d'abord, pour chacune et chacun d'entre nous, l'occasion de vivre la rencontre du ressuscité à travers toutes les personnes que nous aurons la joie de revoir enfin.

Jean-Louis Barthelmé (26 avril 2020)

Besoin de voir pour croire ?

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 18/04/2020

On peut avoir deux opinions par rapport à la mort : soit nous croyons que nous sommes nés du néant et nous retournons au néant après cette vie terrestre, et ça nous pose des questions existentielles. Soit nous croyons que nous sommes nés de Dieu, et après la mort, nous ressusciterons, ce qui pose à son tour une autre question : comment envisager la vie après la mort?

De nombreuses familles sont confrontées à la disparition brutale d'un être cher à cause du Covid-19. La question du devenir se pose plus que jamais. Pas seulement le devenir de nos défunts, mais également la perspective d'avenir pour nous les vivants sur terre.

Prenons-nous durant ce temps de confinement suffisamment de recul pour envisager notre "demain" autrement que notre "hier"? Décider que notre vie soit moins centrée sur nous-même, et davantage tournée vers les autres. Et en cela en phase avec ce que Dieu attend de chacune, chacun d'entre nous.

L'hécatombe provoquée par ce coronavirus nous rappelle combien la vie est à la fois fragile et précieuse. Notre temps sur terre est limité et peut s'achever à tout moment. Pour évoquer cette réalité, Jésus, dans l'évangile de Matthieu, nous annonce : « Tenez-vous donc prêts, c'est à l'heure où vous n'y pensez pas que le Fils de l'homme viendra. » (Mt 24, 42-51)

Ce n'est pas une menace, mais un rappel au bon sens. Celui de rester ouverts à l'essentiel, c’est-à-dire de « chercher davantage les réalités d'en haut », au lieu de nous perdre dans les futilités bassement terrestres !

C'est l'apôtre Paul, dans sa lettre aux Colossiens qui développe cette thématique : que tous ceux qui croient en la Résurrection cherchent d'abord ces réalités d'en haut. Et donc construisent, dès ici-bas, le Royaume de Dieu sur terre. C'est d'ailleurs, la mission que Jésus va confier à ses amis, avant de monter au ciel, c'est-à-dire, d'entrer pleinement dans la vie, pour toujours.

Voilà notre destinée, notre horizon proche ou lointain. Et déjà, nous sommes toutes et tous en route, depuis notre naissance. Que notre pèlerinage sur cette terre se poursuive en ayant chacun bien en tête que la seule perspective d'avenir, c'est d'atteindre la même plénitude de vie et de bonheur que Jésus lui-même. En attendant ce jour promis, nous sommes, les uns et les autres dans la posture de Thomas qui a besoin de voir pour croire. C'est l'évangile de ce deuxième dimanche de Pâques.

Puisque la Résurrection est d'abord un retour à la vie en Dieu pour toujours et non pas un retour à la vie sur terre, il nous faut en priorité ouvrir les yeux du cœur pour accéder à la pleine connaissance du mystère de la Résurrection. Tous les récits d'apparition du Ressuscité, avant l'Ascension, nous montrent clairement que Jésus n'est ni un fantôme, ni une illusion. Encore moins une ré-incarnation ou une simple vue de l'esprit ! Il est bien Vivant, Ressuscité, non plus dans un corps mortel, mais immortel et éternel ! Quelle formidable Espérance pour nous qui croyons! Alors oui, « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » ! Puisse cette Espérance Chrétienne nous habiter toutes et tous, à chaque instant, pour aller jusqu'au bout de notre mission et de notre séjour sur la terre. Encore très joyeuses fêtes de Pâques à vous et à vos familles, malgré le confinement.

Jean-Louis Barthelmé (19 avril 2020)

Enfin... la Résurrection !

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 12/04/2020

Beaucoup d'entre nous auraient préféré ajouter : et enfin... le déconfinement ! Apparemment, ce n'est pas pour demain ! Notre patience est rudement mise à l'épreuve. Elle doit se transformer en persévérance. Les fêtes de Pâques sont vécues, cette année 2020, dans des conditions totalement exceptionnelles. Personne ne s'y attendait. Qui aurait pu imaginer une semaine sainte et des célébrations pascales sans assemblées nombreuses et heureuses de célébrer ensemble la plus grande des fêtes chrétiennes ? Et, pourtant, c'est la triste réalité. Nous avons dû faire avec.

Le COVID, l'effet de l'activité humaine sur la planète, etc. sont des signes qui nous adressent des questions: comment ne pas rester enfermé dans les tombeaux de nos incertitudes, de nos doutes, de nos peurs et de nos angoisses, face à l'avenir ?
Qui va nous aider à déplacer la lourde pierre de nos questionnements, de notre doute à croire que demain tout est encore possible ? Car si nous sommes enfermés en nous-mêmes, alors nous sommes notre propre tombeau. Il faut donc nous ouvrir.

Il n'y a que la foi, non pas en quelque chose, mais en quelqu'un de plus de grand que l'homme, pour nous aider à voir dans l'avenir une terre d'espérance. Pour trouver des solutions futures à ce que l'humanité traverse en ce moment, il nous faut retrouver cette force intérieure de la foi, de la confiance totale en Dieu. Mais pas n'importe quel Dieu. La seule énergie capable de desceller la tombe de nos échecs, c'est la victoire sur toutes les forces de mal et de mort que nous chrétiens, nous célébrons dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection de Jésus.

Si la pandémie du COVID-19 ne cesse de provoquer des hécatombes, l'antidote de la foi en la Résurrection doit nous aider à tenir le cap de l'Espérance que le mal de ce virus pourra, lui aussi, être vaincu, tôt au tard. C'est dans cette Espérance de la foi chrétienne qui nous ouvre un avenir bien au-delà de notre réalité humaine, que je souhaite à toutes et à tous de très saintes et joyeuses fêtes de Pâques. Christ est vraiment Ressuscité, Alléluia !

Jean-Louis Barthelmé (12 avril 2020)

Méditation pour le Vendredi Saint :
Le confinement, un vrai chemin de croix pour certains !

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 10/04/2020

Nous voici donc arrivés à ce jour fatal du Vendredi Saint où Jésus meurt sur la croix après avoir traversé tant d'épreuves et d'échecs.
Et pourtant, il a su aimer jusqu'au bout. C'est-à-dire, jusqu'à son dernier souffle !
De son vivant sur terre, le Christ Jésus ne perd jamais de vue son seul objectif : accomplir la volonté de Celui qui l'a envoyé sur terre.
Pour sauver toute l'humanité, libérer le genre humain de toutes formes d'esclavages, y compris, l'esclavage du péché et de la mort.

Jésus, le Fils du Dieu Vivant, quand il arrive au terme de sa vie terrestre, fait l'expérience d'un terrible chemin de croix, dans tous les sens du terme, avant de mourir dans des conditions totalement inhumaines.
La célébration de la passion du Seigneur le Vendredi Saint n'a aucun sens si les chrétiens n'ont pas en tête que ce Dieu auquel ils croient, non seulement nous a rejoints totalement dans notre humanité en revêtant la chair humaine, mais il a assumé jusqu'au bout sa condition de serviteur.

Cette démarche du Fils de Dieu qui obéit jusqu'à la mort, et la mort sur la croix, comme nous le rappelle l'apôtre Paul, était déjà annoncé dans l'Ancien Testament par la voix du prophète Isaïe : "Le Seigneur mon Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats".

La démarche de Jésus qui épouse parfaitement le rôle du serviteur souffrant dont parle Isaïe, consiste à révéler à toute l'humanité ceci : l'Amour de Dieu n'est pas une parole en l'air, mais une Parole Incarnée.
Jésus, le Verbe fait chair, en subissant une mort violente, atteste clairement que l'être humain est libre d'aimer Dieu, de le suivre, de le servir, de l'ignorer ou de le mettre à mort – c’est-à-dire s'en débarrasser. Mais les bourreaux de Jésus n'ont réussi qu'à tuer le corps du Fils de Dieu car le Verbe, lui est éternel. De tout temps, "il était", comme le rappelle St Jean dans le Prologue de son évangile !

De ce fait, la mort violente de Jésus démontre de la façon la plus tangible que Dieu, en personne dans la personne du Christ, est solidaire de toutes celles et ceux qui, au quotidien, font l'expérience de l'échec, de la trahison, du reniement, de la violence, de l'injustice, du mal-être, de l'abandon et de toute forme de détresse. Un Dieu solidaire d'une humanité confinée dans son isolement, son péché, son orgueil et sa prétention à vouloir s'en sortir tout seul, sans l'aide de personne.

N'oublions pas que cette mort violente de Jésus en croix révèle aussi combien Dieu aime jusqu'à mourir, jusqu'à donner sa vie pour chacune, chacun d'entre nous. Comment alors ne pas penser, ces jours-ci, à toutes celles et ceux qui se donnent, se dévouent corps et âme au service des autres pour les soigner ou pour leur permettre de vivre l'épreuve du confinement qui, pour certains, est un vrai chemin de croix !

Que la célébration de ce Vendredi Saint, même à domicile, en famille, nous aide à rejoindre tous les blessés de la vie, ceux qui font l'expérience de l'injustice, de la violence au quotidien, celles et ceux qui vivent une douloureuse agonie avant de mourir. Que le crucifié nous aide à vivre, comme Lui, une confiance totale au Père, quoiqu'il arrive. Entre ses mains, nous mettons notre avenir personnel et communautaire. Qu'il nous aide à chaque instant à entrevoir la lumière de la Résurrection, de la Victoire sur toutes les forces de mal et de mort. Vivement Pâques, mais en attendant, continuons de méditer dans le silence de la mort de Jésus, l'Amour précieux et infini que Dieu nous a révélé en son Fils bien aimé.

Jean-Louis Barthelmé (10 avril 2020)

Méditation pour le Jeudi Saint :
Confinés... au cénacle

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 09/04/2020

Au cœur de cette Semaine Sainte, nous célébrons le Triduum Pascal, c'est-à-dire les 3 saints jours où notre Seigneur Jésus va affronter les pires épreuves avant de connaître une issue plus qu'heureuse, puisque éternelle. Le passage de la mort à la Vie Éternelle est précédé de la trahison, de l'arrestation, du reniement, de l'abandon de ses amis, du procès injuste de l'innocent, des crachats, des coups de fouets, des moqueries, des injures, de la mort violente par la crucifixion, de la mise au tombeau et du séjour parmi les morts. Toute la Semaine Sainte nous rappelle la succession vertigineuse et violente de ces événements. D'abord Jésus est acclamé par une foule nombreuse comme le plus grand des rois. C'est le dimanche des rameaux. Un succès qui sera de courte durée puisque très vite, sa renommée le conduira directement sur la croix, crucifié comme s'il était le plus grand des malfaiteurs.

Arrêtons-nous un instant sur le premier jour de ce Triduum Pascal, à savoir, le Jeudi Saint. L’Église fait mémoire de la dernière Cène, le dernier repas de Jésus avec ses disciples. Cela ressemble à un repas d'adieu, alors que c'est plutôt un repas pour préparer ses amis à son retour vers le Père, et donc, pour Jésus, un retour à Dieu ! Car la Résurrection est précisément un retour à Dieu en passant par la mort, et non pas une « ré-incarnation, un retour à une nouvelle et autre forme de vie terrestre.

Au cours de ce dernier repas, à la dernière Cène, Jésus et ses disciples sont comme « confinés au Cénacle », une sorte de retraite spirituelle, un événement vécu à « huis clos », en petit comité. Jésus commence par laver les pieds de ses disciples. Ce geste, ses amis ne le comprennent pas dans l'immédiat. Et même, Pierre le refuse. Jésus se met dans la posture du serviteur pour faire comprendre à ses amis que toute la vie du disciple missionnaire est au service de l'humanité à sauver. Bien plus tard, après la mort et la Résurrection de Jésus, les disciples comprendront mieux toutes les paroles prononcées par Jésus et les gestes posés ce soir-là. Et ce grâce aussi au don de l'Esprit-Saint.

Laver les pieds de ses disciples avant le repas s'interprète comme prendre soin des autres. Soigner et nourrir le corps. Et surtout pour donner l'exemple du don de soi sans limite, sans compter pour le bien-être, le bonheur et la vie des autres. Comment ne pas penser, en lien avec ce geste aimant de Jésus, à tout le personnel soignant durant ces temps si difficiles pour chacun.

Après le repas de la dernière Cène, au jardin des oliviers, les disciples ne savent pas veiller dans la prière avec Jésus. La fatigue prend le dessus et les plonge dans un profond sommeil d'insouciance. Notre personnel soignant aurait toutes les raisons de se laisser emporter par la fatigue incessante, mais il résiste et continue sa mission. Nous ne pouvons que leur faire un vibrant hommage. Je voudrais le faire personnellement à travers ces lignes.
Avec toute la Communauté de Paroisses du Billeron, nous ne nous laisserons pas envahir par la fatigue ou la lassitude du confinement, mais nous continuerons inlassablement à porter dans notre prière fervente tout le personnel soignant, tous les malades et victimes du coronavirus, les médecins, les chercheurs et toutes les personnes au service des confinés.

Pour nous chrétiens Pâques est la fête de la mort et de la résurrection du Christ. Nous vivons de cette Espérance que le Ressuscité nous aidera à surmonter cette épreuve de la pandémie en nous préparant à un vivre ensemble différent : plus solidaire, plus conscient des enjeux de l'avenir de la planète. Puissent ces fêtes de Pâques nous aider toutes et tous à ne pas désespérer de l'avenir mais, au contraire, à trouver de nouvelles raisons de croire, d'aimer et de vivre dans la paix, la concorde et la joie. Bonne montée vers Pâques à toutes et à tous.

Jean-Louis Barthelmé (09 avril 2020)

Un printemps d'espérance !

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 06/04/2020

Quelle chance pour toutes celles et ceux qui ont un jardin près de leur lieu d'habitation ! Ils peuvent à tout moment s'aérer, y travailler et voir pousser ce qu'ils ont semé.
Depuis le début du confinement, j'ai passé beaucoup de temps dans le jardin du presbytère. Surtout pour « défricher la jungle » ! Depuis l'an dernier en effet, les mauvaises herbes et broussailles ont eu largement le temps de pousser et d'envahir mon jardin.

Ce travail de nettoyage, d'élagage, de débroussaillage et de taille des plantes m'a beaucoup inspiré dans mon état actuel «d'ermite confiné».

Je peux vivre le fameux «ora et labora», c'est-à-dire, allier la louange divine au travail manuel, à la manière de certains moines, comme les bénédictins par exemple. Loin de me prendre pour un moine exemplaire (c'est vraiment une vocation particulière qui n'est pas donnée à tout le monde), je mets à profit ce temps de confinement pour rythmer mes journées comme dans un monastère : prière le matin, le midi et le soir (+ complies avant de dormir) et travaux manuels ou télé-travail, entre temps.
Je peux vous dire que l'équilibre de vie flirte avec la perfection, ou presque!

Le jardinage en cette Semaine Sainte m' a conduit à penser au jardin des oliviers. C'est là que Jésus vit l'angoisse de ce qui va lui arriver. Il est en prière, seul. Ses amis dorment tranquillement, sans veiller avec lui. Le jardin des oliviers où Jésus est trahi par Judas, arrêté et livré à ses bourreaux. Drôle de symbolique paradoxale : le jardin des oliviers, censé inspirer la paix, se transforme en un lieu de désolation, de violence et d'injustice... un peu comme mon jardin s'était métamorphosé en jungle ! Que de travail pour défricher, labourer, retourner la terre de notre humanité avant qu'elle ne retrouve son état paradisiaque ! Et bien sûr, là, je ne peux m'empêcher d'évoquer le jardin d'Éden. Qu'est-ce qu'il devait être beau ce jardin originel !

En attendant chers amis que Dame Nature se régénère grâce au confinement parce que les hommes polluent moins, n'oublions pas de nous laisser régénérer, nous aussi, par le Jardinier du matin de Pâques, le Ressuscité qui déjà nous entraîne vers un printemps d'espérance, quelle que soit l'issue de la pandémie.
Alors, courage à toutes et à tous. Prenez bien soin de vous. Et très bonne marche spirituelle vers Pâques. Bien sûr, vous pouvez, plus que jamais, compter sur ma prière.

Jean-Louis Barthelmé (06 avril 2020)

Entrée triomphale... dans la Semaine Sainte !?

Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron le 04/04/2020

Chaque année, la Semaine Sainte commence par le dimanche des Rameaux. Cette célébration liturgique nous invite à revivre l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, épisode que nous relate les évangiles. Comment vivre ensemble, une entrée triomphale, non pas à Jérusalem à la suite de Jésus, mais une entrée triomphale dans la Semaine Sainte, alors que nous sommes dans ce contexte de confinement qui se prolonge ? Voilà un défi à relever pour chacun d'entre nous. C'est justement, à la lumière de la Parole de Dieu, dans l'évangile de Matthieu, que nous pouvons trouver quelques éléments de réponse.

Jésus entre triomphalement à Jérusalem, monté sur une ânesse et un petit d'âne, non pas à la manière d'un puissant guerrier à cheval, armé jusqu'aux dents, mais en accomplissant humblement la prophétie de Zacharie : « Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. » La foule acclame Jésus en le considérant comme un grand prophète envoyé par Dieu, mais sans le reconnaître vraiment comme le Fils de Dieu. La preuve : cette même foule va réclamer sa mort quelques jours plus tard ! 

Ne sommes-nous pas, nous aussi, enclin à acclamer Jésus comme quelqu'un d'extraordinaire, humainement parlant, surtout quand tout va bien, et quand Dieu va dans notre sens ? Mais quand les choses ne tournent pas rond, ou comme nous le voudrions, savons-nous encore acclamer Dieu pour ce qu'il est vraiment ? Pleinement humain, certes ! Mais aussi pleinement Dieu, c'est-à-dire, tout puissant d'amour, armé de patience infinie envers nous, de bonté absolue et de tendresse sans mesure.

Même si nous ne pouvons pas célébrer ensemble ce dimanche des rameaux, nous avons la possibilité, chacune et chacun, personnellement, d'entrer triomphalement dans cette semaine sainte, en descendant de notre puissant cheval de certitudes et en nous laissant conduire par Celui qui nous précède toujours sur le chemin de Pâques. En lisant déjà seul ou en famille, les évangiles de la Semaine Sainte, proposés par notre site internet du Billeron, nous vivons déjà une pleine communion de Pâques, les uns avec les autres. C'est dans cette esprit de communion intense que je souhaite à toutes et à tous, une entrée triomphale dans la Semaine Sainte et une belle montée vers Pâques, malgré le confinement.

Jean-Louis Barthelmé (04 avril 2020)

Mieux voir et écouter pendant la période de confinement !

Dimanche dernier, 4° dimanche de Carême, l'évangéliste St Jean nous rapportait l'histoire de la guérison d'un aveugle de naissance. Ce dimanche, 5° dimanche de Carême, le même évangéliste St Jean nous raconte l'histoire de Jésus qui ressuscite son ami Lazare.

Beaucoup de familles qui ont perdu un être cher à cause du virus
COVID-19, pourraient, elles aussi, s'exclamer, comme Marthe dans l'évangile : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère... (ma sœur, ma mère, mon père, mon ami, mon épouse ou époux...) ne serait pas mort.» En cette période de grave crise, beaucoup se demandent où est Dieu? Pourquoi cette catastrophe mondiale? Sommes-nous sévèrement punis parce que nous étions aveuglés par notre insouciance et notre consumérisme ? Dieu ne nous aurait-il pas oubliés, abandonnés?

L'aveugle-né et Lazare ne se sont peut-être pas posé ces questions. Leur grande chance, leur salut, c'est d'avoir croisé le Christ Jésus sur leur chemin. Le message de l'Évangile est très clair : seule la rencontre avec le Christ permet de retrouver la vue, de bien ou mieux voir avec les yeux du cœur, de la foi pour re-susciter en nous une vie nouvelle

Chers paroissiens, que ces longues journées de confinement nous aident, par la prière, la méditation, la lecture assidue de la parole de Dieu, les échanges en famille, au téléphone... à voir le visage en chaque frère et sœur, le visage du Christ, pour mieux le rencontrer, ouvrir les yeux de notre cœur et ressusciter à une vie plus simple, plus humble et plus fidèle à notre vocation d'enfants bien-aimés du Père. Vous pouvez compter sur ma prière quotidienne pour vous accompagner dans cette démarche. Je vous embrasse toutes et tous virtuellement très fort, il n'y a aucun risque de contagion. À ce propos, soyons tous contagieux par la prière et la confiance en Dieu, une autre façon de combattre ce fléau.

Jean-Louis Barthelmé (28 mars 2020)

le 17/03/2020
Message de notre curé Jean-Louis Barthelmé aux paroissiens du Billeron pour cette période de confinement
 
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Kani, Kiminou et Kabou (servantes d'autel) vous souhaitent de Joyeuses Pâques. Pour voir leur message vidéo, cliquer sur l'image ou le texte
 
 

Les enfants et ados de la Communauté de paroisses du Billeron se mobilisent par internet pendant la période de confinement pour envoyer des messages de lien avec les personnels soignants et les personnes hospitalisées, ou en foyer Delforge, ou en EHPAD.

Pour voir les messages et dessins, cliquer sur le lien

 
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La famille RUSCHÉ
24/05/2020

Le coloriage de Marie

Ce matin, pendant que nos parents écoutaient la messe à la télévision, nous avons fait les activités proposées par le site internet Théobule sur le thème de la communion des premiers chrétiens.

Nous avons lu et expliqué une lettre de Saint Paul aux Corinthiens. Dans cette lettre, saint Paul écrit à ses amis corinthiens pour leur expliquer comment célébrer l’eucharistie comme Jésus l’a enseignée aux apôtres. Depuis 2000 ans, ce sont toujours ces mêmes mots et ces mêmes gestes qui sont répétés à la messe, au moment de la consécration.

Par la communion, il nous relie au moment de sa mort sur la croix et à son passage vers sa résurrection. Depuis, à la messe, quand le prêtre dit « ceci est mon corps », c’est comme si nous étions tous au pied de la croix de Jésus à participer au cadeau qu’il fait de sa vie.

Mais c’est plus qu’un souvenir parce que Jésus se rend vraiment présent à nous, dans notre cœur, à chaque eucharistie.

Puis, nous avons fait une activité sur les objets liturgiques.
À vous de jouer !

Nous avons ensuite écrit des prières, en voici quelques exemples :

"Merci, Seigneur, pour la belle journée que je passe."
" Merci pour ta présence et tout ce que tu ma aidée à faire merci."
" Merci d'être avec nous dans nos prières."
" S'il te plaît Seigneur, aide-moi quand j'en ai besoin."
" Je veux t'offrir mon amour."
" Je t'aime Seigneur, tu es dans mon cœur."


Textes écrits par Constant, Céleste, Mathilde, Aude et Marie

 

les gestes barrière mis en scène par Céleste, Constant et Mathilde.

Pour voir la vidéo, cliquer sur l'image ou ce texte

 
Célébration du 6e dimanche de Carême en famille
Dimanche 05 avril 2020 - Famille Rusché

Toujours à la maison, mais nos cœurs avancent vers Pâques...

Six jours avant la fête de Pâque, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.
Nous voulions aussi accueillir ce roi de paix chez nous, nous voulions aussi partager cette joie avec d'autres, d'où la fabrication de cette banderole "Hosanna".
Lors de l'installation de cette banderole à notre fenêtre, un voisin nous a interrogé sur la signification de ce mot. Nous nous sommes alors faits de tout petits témoins de Jésus en lui parlant de notre Seigneur, qui est Sauveur.

Nous avons également pris le temps d'écouter le récit émouvant de la Passion de Jésus devant une messe télévisuelle. Les plus petits ont lu ce récit dans une bande dessinée.
Nous avons ainsi pu nous rapprocher du Christ et nous sentir appartenir à une communauté chrétienne nombreuse et vivante.

Constant, Céleste, Mathilde, Aude, Marie
et leurs parents, Solenne et Pierre

 
Célébration du 5e dimanche de Carême en famille
Dimanche 29 mars 2020 - Famille Rusché

Cette période de confinement nous amène à renouveler notre expérience de célébration à la maison.
Aujourd'hui, nous lisons l'évangile du jour, celui de la résurrection de Lazare.

Nous partageons avec vous notre question du jour.
" Qu'est-ce que la résurrection ? "

Pour nous mettre sur la voie, Maman nous montre ce que sont devenues les graines que nous avons semées il y a quelque temps.
En effet, Jésus a parlé de sa résurrection en prenant l'image du grain jeté en terre et qui porte beaucoup de fruits.

Comment naît une fleur ?
Doit-elle mourir pour donner une nouvelle plante ?
Faut-il mourir pour donner la vie ?
Que signifie donner sa vie ou faire un don ?

Nous lisons le texte de Jean Louis Barthelmé "Mieux voir et mieux écouter pendant la période de confinement".

Nous avons achevé ce temps de prière et de partage avec ce chant de la Communauté du Chemin Neuf.

Grain de blé qui tombe en terre.
Si tu ne meurs pas.
Tu resteras solitaire.
Ne germeras pas.

Qui à Jésus s'abandonne.
Trouve la vraie vie.
Heureux l'homme qui se donne.
Il sera béni.

Pour écouter le chant interprété par la famille Rusché, cliquer sur le lien

Constant, Céleste, Mathilde, Aude, Marie
et leurs parents, Solenne et Pierre

 
Célébration du 4e dimanche de Carême en famille
Dimanche 22 mars 2020 - Famille Rusché
Les enfants "Rusché" autour de notre baptistère de Carême (Photo Solenne Rusché)

En cette période de confinement, nous avons célébré ce 4e dimanche de Carême à notre manière.
Nous avons lu l'évangile du jour, celui de l'aveugle né guéri par Jésus.

Nous partageons avec vous notre prière :

Seigneur Jésus, merci de m'avoir donné la lumière qui me permet de voir la beauté du monde.
Prends pitié des enfants qui sont aveugles.
Donne-leur la lumière intérieure, afin qu'ils aient la joie de te connaître dans leur cœur.

Nous partageons avec vous notre question du jour :
" Faut-il quitter sa maison pour être un disciple ? "

Jésus nous demande d'aller dans le monde entier pour être disciple et annoncer la bonne nouvelle.
Que faire lorsqu'on est confiné à la maison ?
D'après Marie, Aude, Céleste, Mathilde et Constant, on peut :

- prier
- être déjà attentif à sa famille
- téléphoner à ceux qui sont peut-être isolés afin de prendre de leurs nouvelles
- préparer la sortie de cette période
- vous préparer ce témoignage

Nous avons achevé ce temps de prière et de partage en chantant.

C'était un beau moment que l'on souhaite renouveler.

Constant, Céleste, Mathilde, Aude, Marie
et leurs parents, Solenne et Pierre

texte écrit par Constant

 
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méditation

COVID-19

"Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime"
(Jean 15-13)"

Cette affirmation de Jésus est sans doute la mieux incarnée aujourd'hui par les chercheurs et les soignants du monde entier qui risquent leur santé, voire leur vie, pour venir au secours des malades du Covid-19.

Cette catastrophe sanitaire inédite nous interpelle sur notre façon individuelle d'habiter la planète. Elle nous montre que nous sommes tous reliés les uns aux autres. Un virus mute chez une personne, et moins de 4 mois plus tard, sautant de personnes en personnes, il menace la population de la Terre entière.

Ce constat heurte l'idée que nous nous faisons souvent de pouvoir nous passer des autres, de tous les autres. Chercher notre petit bonheur tout seul n'est pas seulement illusoire, c'est tout simplement impossible. Or ce virus le montre : chacun de nos actes individuels impacte l'humanité toute entière. Nous voici désormais conscients de notre immense responsabilité individuelle.

Cette crise nous montre la formidable abnégation des soignants, tous dans la ligne de parole de Jésus rapportée par Jean. Peu importe la conviction religieuse de chacun d'eux. À l'évidence des événements, il n'y a pas besoin d'être chrétien pour avoir en soi l'amour christique. Et nous chrétiens reconnaissons que d'autres vivent les paroles de Jésus dans le silence de leur amour fraternel et leur travail est une des formes les plus accomplies de la prière. N'est-ce point cela l'essence du dialogue interreligieux ou avec les athées, rechercher les convergences et les différences qui nous complètent ?

Cette crise sanitaire nous montre l'essentiel : notre vie, notre santé, nos liens aux autres, à tous les autres. "L'être" bien avant "l'avoir". Et le confinement imposé par la pandémie nous apprend une forme de frugalité. Pour nous qui cherchions des idées de "carême à domicile", et qui pouvions éventuellement nous quereller sur les modalités, voici que ce carême s'impose à nous à sa façon.
.
Ce virus est né par pur hasard au gré des mutations génétiques, comme cela se passe dans le vivant depuis l'origine du vivant. Il n'y a en cela ni volonté humaine ni volonté divine. La vie fonctionne ainsi. Voici la valeur de la connaissance, qui nous aide à comprendre et soigner. Ceux qui prétendent voir dans le Covid-19 un message divin se trompent.

Quand cette grande peur sera passée, à quelle vie nouvelle déciderons-nous de renaître ?

En attendant, exprimons notre gratitude à tous les soignants du monde, et aux autres professions qui maintiennent pour nous la chaîne de l'alimentation, des énergies, de l'eau, des transports, de la communication, du service public, à nos gouvernants qui gèrent cette crise, etc.

Prions pour eux dans toutes les langues et dans toutes les spiritualités.

Patrick Hug, 18 mars 2020

 
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"Liturgie" à domicile
pendant la semaine sainte en confinement
Dimanche 05 avril : les Rameaux <textes d'évangile et propositions de méditation (cliquer)>
Jeudi 09 avril : Jeudi Saint <textes d'évangile et propositions de méditation (cliquer)>
Vendredi 10 avril : Vendredi Saint <textes d'évangile et propositions de méditation (cliquer)>
Samedi 11 avril : Vigile Pascale <textes d'évangile et propositions de méditation (cliquer)>

Dimanche 12 avril : Pâques <textes d'évangile et propositions de méditation (cliquer)>

 
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Directives dans la Communauté de paroisses du Billeron pendant la pandémie au Covid-19

Conformément aux décisions gouvernementales pour lutter contre la diffusion du virus Covid-19
jusqu'à nouvel ordre gouvernemental
tout contact interpersonnel et déplacements sont interdits en dehors des modalités définies par le gouvernement

C'est pourquoi sur la Communauté de paroisses du Billeron :

- toutes les messes sont annulées car interdites
- pour les obsèques avec inhumation ou crémation, le seul lieu de prière possible sera le cimetière ou le columbarium ou le jardin du souvenir, dans la stricte intimité familiale
- toutes les réunions de groupe internes au Billeron ou l'archiprêtré sont annulées car interdites
- toutes les préparations sont annulées car interdites
- tous les sacrements prévus (baptême, mariage, ...) sont interdits et seront repoussés à plus tard, en fonction des décisions gouvernementales
- aucune inscription nouvelle n'est possible
- toutes les permanences sont fermées

Seuls les contacts par téléphones ou par mail sont possibles, mais uniquement en cas d'urgence

 
Directives de
Jean-Christophe LAGLEIZE,
É vêque de Metz
pour faire face à l'épidémie du Covid 19

Les mesures suivantes prises en concertation avec la Préfecture de Moselle prennent effet le dimanche 15 mars 2020, jusqu’à leur levée.

Tous les rassemblements dans les églises (messe, baptême, mariage, office, concert, …), tous les rassemblements à la cathédrale, et toutes les réunions (pastorales, administratives et économiques (conseils de fabrique), et techniques non urgentes) sont annulés.

Dans le cadre d’obsèques avec inhumation ou crémation, le seul lieu de prière possible sera le cimetière ou le columbarium ou le jardin du souvenir, dans la stricte intimité familiale. Ce temps de prière sera animé par une seule personne respectant et faisant respecter les gestes barrières (par ordre de priorité : le curé, le prêtre, un diacre ou un laïc de l’équipe funérailles). La prière devra être courte, et non accompagnée par la chorale ou tout autre acteur pastoral. Toute célébration à l’église ou au funérarium est désormais interdite. Une célébration à l’église sera possible une fois que la fin de l’épisode de confinement sera actée par les autorités publiques. Nous rappelons que les droits de fabrique ne seront plus perçus durant cette période.

La date limite pour la remise de l’état annuel des comptes et le renouvellement des membres dans les conseils de fabrique est reportée à une date qui sera précisée dès que possible.

Dans cette épreuve, les communautés, les fidèles – surtout les plus fragiles – comptent sur notre engagement à leur côté dans la prière et l’accompagnement. Pour innover, comme certains d’entre vous l’ont déjà fait, votre présence à travers la permanence et l’utilisation du contact téléphonique, des mots ou des vidéos partagés sur les réseaux sociaux, la diffusion de nos médias diocésains (RCF Jérico Moselle, les sites internet, KTO, le Jour du Seigneur ...) sont des outils pour la promotion de l’évangélisation et le partage de notre espérance en ces temps troublés.
À partir du lundi 16 mars, du lundi au vendredi, la messe sera célébrée à 11h00 sur RCF Jérico Moselle.

Il est demandé à tous les acteurs pastoraux d’utiliser les semaines à venir pour lire et se former davantage.

Ce temps difficile nous invite à intensifier la prière personnelle et familiale, à méditer la Parole de Dieu, et à être en communion avec tous les chrétiens et les hommes et les femmes de ce monde accablés par la violence des guerres et des catastrophes naturelles, et qui ne peuvent se rassembler.

 
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